2025 - Amérique du Sud – Première partie : Panama, Colombie, Équateur
Sur la carte, on peut cliquer sur la route ou les étapes pour aller directement au jour voulu. Le dernier jour, c'est ici. Cliquez sur {FULLSCReN_ICON} pour passer la carte en plein écran (Esc pour sortir du plein écran). Cliquez sur les images pour agrandir.
J1 - 29 juin - Panama
Presque onze heures d'avion. Taxi à l’arrivée pour rejoindre l’hôtel, il n'y a que des grosses routes et il fait nuit noire. Très humide, lunettes complètement embuées en sortant de l’aéroport.
J2 - 30 juin - Panama
Remontage du vélo dans la chambre d’hôtel pour une fois. Trouvé une carte SIM au chinois du coin mais obligé de trouver une agence pour la faire marcher. Ça tombait bien quand même, le Décathlon est dans le même centre commercial mais pas trouvé de cartouches de gaz. Pas la ville du vélo.
J3 - 1er juillet - Panama
Toujours pas trouvé de recharge de gaz, pas le pays du camping. Fin d’après-midi sur le bord de mer. Seul endroit où j’ai vu des vélos, et les ratons laveurs sont toujours là.
J4 - 2 juillet - Colón - 71 km (71 km)
Sortie de Panama City dans le trafic et les embouteillages. Ça s’améliore petit à petit mais pas mal de travaux et encore des embouteillages. Ciel plombé, un peu de pluie et hébergement approximatif dans un quartier de toits en tôle.
J5 - 3 juillet - Puerto Lindo - 46 km (117 km)
Pluie dans la nuit et ce matin jusqu’à 11h. Départ quand ça s’arrête. Après trois quarts d’heure de route, longue file de voitures arrêtées. Je remonte toute la file jusqu’à un barrage de police. Impossibles de passer. Il y a un accident et il faut attendre une bonne heure pour repartir. Un peu après ça, la route rejoint la mer, l’Atlantique, et la longe pendant un moment. Méchamment coursé par deux roquets avant l’arrivée.
Embarquement pour la Colombie demain. Il n’y a pas de route entre le Panama et La Colombie, c’est soit bateau, soit avion. Alors, ça sera quatre jours de voilier avec des escales pour visiter les îles San Blas. Ça m’étonnerait qu’il y ait du réseau jusqu’à l’arrivée prévue mercredi prochain.
J6 - 4 juillet - Puerto Lindo
Embarquement à 18h30. Le reste des passagers est arrivé en minibus. On dirait qu'ils ont tous le même âge, autour de 25 ans.
Embarquement.
J8 - 6 juillet - Îles San Blas
Navigation jusqu’aux îles San Blas vendredi dans la nuit. Depuis, sauts de puce d’îlot en îlot. Un bout d’internet parce qu’il y a une antenne sur la côte en face. Ambiance plages, cocotiers, coraux, snorkeling.
J11 - 9 juillet - Cartagena de las Indias (Colombie)
Un feu de joie sur une plage, encore un îlot à visiter (avec des requins sympas, mais je ne les ai pas vus) et c’est le départ pour un jour et demi de navigation pour Cartagène. Ça se secoue plus que les autres jours et la première soirée est nettement moins animée. Arrivée à trois heures du matin et réveil au milieu du port entouré de buildings. Après cinq jours de mer, le vélo a pris cher. La chaîne est bien rouillée, comme le port-bagage avant, les rivets de la selle Brooks neuve, et d’autres endroits. Nettoyage à l’eau douce et graissage de la chaîne avant de rejoindre l’hostel. Après ça, premiers pas en Colombie pour trouver une carte SIM et se balader dans la vieille ville.
J13 - 11 juillet - Carthagène
Bon, l’autre jour, quand je me suis fais coursé par ces @#$&%$ de roquets, j’ai aussi été mordu. Rien de spectaculaire, mais je suis passé quand même dans une clinique pour avis et ils m’ont envoyé dans un hôpital à quinze kilomètres pour vaccination anti-rabique. Je passe les détails et le temps perdu (j’ai fait trois fois l’aller-retour) et me voilà vacciné. Enfin presque, puisque j’apprends qu’il faut trois rappels (dans trois jours, dans sept jours et dans deux semaines). Bref, je vais rester une semaine à Cartagène pour faire les deux premiers rappels et je ferai le dernier à Medellin.
J16 - 14 juillet – Carthagène
Et de deux (premier rappel). On m’a donné une liste de centres de santé où je peux faire les rappels. Direction le plus proche à trois kilomètres dans les faubourgs. Après une heure d’attente, on me dit qu’il manque un document que l’hôpital aurait dû me donner. Alors, aller-retour à l’hôpital, où ça se passe vite, et retour au centre de santé pour la vaccination. Ça m’a quand même pris une grosse partie de la journée. Mention spéciale aux deux infirmières, un peu austères au début, qui me proposent d’apporter la bière la prochaine fois.
J18 - 16 juillet – Carthagène
Il n’y a pas que des hôpitaux et des centres de santé à Carthagène. Il y a aussi un musée naval, un musée de l’inquisition (surtout des panneaux et une guillotine dans la cour), le château de San Felipe de Barajas (une énorme fortification construite par les espagnols, ou plutôt par les esclaves africains) et des gros centres commerciaux.
J19 - 17 juillet - Carthagène - 68 km (185 km)
Départ dans deux jours, il est temps de s’y remettre. Alors, bonne balade trouvée sur Komoot. En gros, vingt kilomètres de faubourgs et de grosses routes, trente kilomètres de routes sympas dans la campagne, et retour sur la grosse route et la ville pour finir. 32º, ressenti 42º à cause de l’humidité, un peu rude dans les raidillons vers la fin.
J12 - 18 juillet - Carthagène
Et de trois (vaccinations). Finalement, les dix jours à Carthagène sont vite passés entre vaccin et balades. J’étais dans le quartier Getsemani, un quartier de la vieille ville, fait de petites rues et de ruelles. Très très animé surtout pendant la soirée. Mon hébergement était dans la rue des parapluies et il y a tout le temps des gens qui s’y prennent en photo.
J21 - 19 juillet - Malagana - 52 km (237 km)
Enfin sur la route. Presque une heure pour sortir de la ville et des embouteillages. Mention spéciale aux taxis, motos taxis et transport en commun qui s’arrêtent n’importe où pour monter et descendre des passagers. Après ça, grosse route relativement agréable mais il fait très chaud.
J22 - 20 juillet - El Carmen de Bolivar - 68 km (305 km)
Même route, accotement confortable. Largement la place pour laisser la place aux camions qui doublent en face. Un peu moins chaud qu’hier mais des collines tout du long. Un arrêt à l’ombre toutes les heures pour boire et redescendre en température. Rencontre avec une cyclo espagnole, Iara, qui venait de Bogota.
J23 - 21 juillet - Sincelejo - 70 km (375 km)
Un peu moins de dénivelé qu’hier, peut-être un peu moins chaud, en tout cas, plus facile qu’hier. Dix kilomètres avant Sincelejo, la route devient une grosse quatre voies, doublée par une belle piste cyclable. Curieusement, elle finit complètement barrée et j’arrive à passer en enlevant une sacoche.
J24 - 22 juillet - Ciénaga de Oro - 69 km (444 km)
Journée plus facile, deux fois moins de dénivelé et temps plus couvert. Un bout de route secondaire dans la campagne un peu plus dépaysant.
J25 - 23 juillet - Planeta Rica - 77 km (521 km)
Dix kilomètres de route de campagne, le reste sur la route principale sans problème. Hébergement dans un hostal à quelques kilomètres de la route. Dame très sympa, plein de dictons accrochés («rien ne dure toujours, même pas les problèmes») et un chat à trois pattes. Plus frais, peut-être parce qu’il y eu un gros orage hier ici.
J26 - 24 juillet - Caucasia - 66 km (587 km)
Un peu de micmac pour rattraper la route en quittant l’hostal ce matin. D’abord, je rate un embranchement et je fais trois kilomètres de chemin pour rien. Ensuite, après encore presque trois kilomètres, je dois prendre le chemin qui tombe sur la route mais il est fermé par une barrière. Pas de cadenas, j’ouvre la barrière et je continue. Par contre, la barrière qui donne sur la route, elle a un cadenas. Obligé de tout décharger et porter le vélo par dessus la barrière. Après ça, route principale moins pittoresque mais sans surprise.
J27 - 25 juillet - Caucasia
Journée off. Vélo dans la chambre d’hôtel, au deuxième étage par un escalier étroit. Ça ne m’a pas incité à bouger et je n’ai pas été plus loin que le centre commercial en face et les restos à côté.
J28 - 26 juillet – Escarralao, Finca la Cristina - 69 km (656 km)
Une heure après le départ, une voiture s’arrête devant moi et un monsieur en sort pour venir me parler. Il habite cinquante kilomètres plus loin et me propose de passer par chez lui. Je retrouve son fils au village d’avant et il m’accompagne jusqu’à leur finca, une exploitation agricole, un peu en dehors de la route. Le monsieur m’explique que c’est bien mieux de rester dormir chez lui que de faire les quinze kilomètres jusqu’à la prochaine ville et je reste dormir à la finca. Le top des rencontres en voyage.
J29 - 27 juillet - Finca La Cristina
Le monsieur de la finca, Luis Angel, me fait remarquer que c’est dimanche jour de repos. Du coup, je passe la journée ici. La matinée se passe avec les soins donnés aux ânes, mules et chevaux (dont l’échographie des juments). L’après-midi, c’est sieste puis courses avec Luis Eduardo, le fils de la maison. D’abord, au village à côté, puis à Zaragoza, la ville à quinze kilomètres. Tout très bien et tout le monde est attentionné.
J30 - 28 juillet - Remedios - 76 km (732 km)
Deuxième nuit avec des pluies tropicales. Au plus fort, sur le toit en taule, c’est pas facile de dormir mais ça devient presque agréable quand la pluie diminue. Petit déjeuner rapide et je dis au revoir à Luis père et fils. Je reverrai Luis père à Medellin et il va transporter le sac avec mes affaires de camping. Après ça, la journée commence relativement doucement. Au bout d’un moment, la route suit une rivière dans la vallée puis commence à monter. Paysage pas mal, route agréable, mais très chaud et presque 1200 mètres de dénivelé à l’arrivée.
J31 - 29 juillet - San Jose del Nus - 83 km (815 km)
Première moitié sur l’ancienne route. Plus typique, des petits villages traversés, mais la nouvelle route (bien avancée mais pas encore ouverte) économisera du dénivelé. Retour sur la nouvelle route à mi-chemin. C’est sûr, ça roule mieux, mais plus aucun village. Finalement, encore 1300 mètres de dénivelé.
J32 - 30 juillet - Barbosa - 62 km (877 km)
Après une trentaine de kilomètres, pause à Cisneros, dernier village avant un gros tunnel à quatre kilomètres. Je demande si le tunnel est accessible aux vélos et on me confirme que non, on ne me laissera pas passer. Je me mets donc à faire du stop et au bout d’un quart d’heure, un vieux pick-up s’arrête et nous embarque jusqu’à la sortie du tunnel. L’ancienne route est toujours là mais elle ajoute dix kilomètres et 500 mètres de dénivelé. Relief plus marqué, beaux paysages et moins de chaleur, on est au-dessus de 1000 mètres. Bonus de la journée, il y a de l’eau chaude dans la douche.
J33 - 31 juillet - Medellín - 43 km (920 km)
Un bout de petite route parallèle à la grosse route, puis retour sur la grosse route. En fait, elle est passée à six voies mais est doublée par une piste cyclable, un peu bancale et de temps en temps, un peu encombrée. Arrivée en ville avec encore des pistes cyclables. Petite contrariété au AirBnB, il n’accepte pas les vélos. Obligé de le garer à 300 mètres dans un parking. Balade en soirée dans la grosse rue avec plein de bars.
J34 - 1er août - Medellín
Visite guidée de la Comuna 13, un quartier populaire construit à flanc de colline. Très animé, bariolé et exubérant. Réputé pour ses muraux et son histoire difficile. Jusqu’en 2002, le quartier était dangereux et aux mains des gangs.
J35 - 2 août - Medellín
Et de quatre. Quatrième injection anti-rabique. Trouvé relativement facilement le centre et pas attendu du tout. La mauvaise nouvelle, c’est qu’ils préconisent d’en faire une cinquième dans huit jours. Pas encore sûr de le faire ni comment je m’organise. La bonne nouvelle, c’est que j’ai trouvé des cartouches de gaz au Décathlon du coin. Après ça, direction la place Botero (il est né ici) où sont exposées une vingtaine de statues et visite du musée à côté. Ambiance Barbès le long du métro pour y aller. Ambiance un peu partout aussi. C’est la fête des fleurs avec de la musique dans les rues et en plus, il y a une finale de football féminin (Colombie-Brésil) très suivie dans les bars.
J36 - 3 août - Medellín
Excursion à Guatape, deuxième attraction touristique de Colombie après Carthagène. Extrêmement touristique donc, surtout un dimanche. L’attraction principale, c’est le rocher. 220 mètres de haut, 700 marches, curieusement propriété privée et vue spectaculaire sur le lac de barrage. Le village de Guatape est aussi très joli, très coloré malgré la débauche de boutiques de souvenir.
D’autres images du village de Guatape. Une des spécialités, ce sont les zocalos, les décorations au bas des murs, géométriques ou figuratives.
J38 - 5 août - Medellín - 34 km (954 km)
Montée à Alto de las Palmas. Mille mètres de dénivelé sur de la grosse routes. J’aurais dû garder la route de Komoot au lieu de la retracer à partir de mon hôtel, je me tape des pentes à plus de 15% au début de la montée.
Changement d’hôtel. Après avoir fait couler l’eau chaude, en attendant qu’elle chauffe pendant un moment, je finis par me dire, non, ils m’ont quand même pas fait ça. Mais si, le robinet rouge, c’est l’eau froide. Rien que les robinets de douche, c’est l’aventure. J’en ai vus dans toutes les variantes.
J40 - 7 août - Medellín
Balade au Parque Arvi dans les montagnes au-dessus de Medellín. Métro et deux téléphériques pour y monter. Pas si bien que ça, on n’a accès qu’à un sentier emménagé qui zigzague dans les bois, mais les 1000 mètres de dénivelé en téléphériques sont spectaculaires. Dernière soirée à Medellín.
J41 - 8 août - Ciudad Bolivar
Et de cinq ! Dernière vaccination anti-rabique, enfin. Je retrouve ensuite le señor Luis Angel que j’avais rencontré sur la route de Medellín il y a dix jours. On est resté en contact et il m’invite chez lui à Bolivar, une petite ville tranquille à une centaine de kilomètres au sud de Medellín. Et comme il me propose aussi de m’emmener, je fais le trajet confortablement en voiture. Très belle région et maison incroyable et immense.
J42 - 9 août - Bolivar
Visite d’une finca dans les collines avec le beau-fils de Luis Angel, Jose. Ils nous montrent la fabrication de la panela, le sucre traditionnel colombien, directement extrait de la canne à sucre. Ils nous montrent ensuite le nettoyage et le tri du café. Pas beaucoup de café en ce moment, la récolte n’a pas commencée, mais j’en sais beaucoup plus sur le café. Jose m’emmène ensuite beaucoup plus haut dans les collines pour voir l’étendue des plantations de café.
La Casa Verde (la maison verte), chez Catalina , la fille de Luis Angel. La maison est depuis sept générations dans la famille. Pleine d’antiquités, de belles choses et de curiosités.
J43 - 10 août - Bolivar
Visite avec Don Luis, sa fille et son gendre, de Jardín, une petite ville à soixante kilomètres. Construite autour d’une grande église, toutes les maisons sont décorées d’une façon ou d’une autre avec souvent des balcons caractéristiques. Presque aussi joli que Guatape mais beaucoup moins de monde. En chemin, on s’arrête pour voir les voitures anciennes de Luis, dont deux bus qui ont une centaine d’années (et qui roulent). Dernière soirée à la Casa Verde.
J44 - 11 août - La Pintada - 72 km (1026 km)
C’est le moment de quitter Don Luis et les siens. Ils sont au top de l’hospitalité, et j’ai visité et appris plein de choses avec eux. Mais il faut bien reprendre la route. Ça commence confortablement avec les trente premiers kilomètres en descente. Ensuite, un peu de petite route et retour sur la grosse route. Pas beaucoup de trafic, plus de camions que de voitures. Pas de villes traversées et toujours un paysage de grandes collines recouvertes de végétation.
Les travaux sur la route qui mène à Bolivar. Elle a été coupée par un éboulement qui a tout enseveli sous des mètres de rocher.
J45 - 12 août - La Estrella - 70 km (1096 km)
La route suit le rio Cauca, deuxième rivière de Colombie, presque tout du long. Toujours aussi joli, pas trop de dénivelé mais plus chaud qu’à Bolivar. Première fois que ça m’arrive ici, un motard s’est arrêté pour m’offrir une bouteille d’eau.
J46 - 13 août - Cartago - 82 km (1178 km)
Encore un tunnel après 25 kilomètres (je l’avais repéré). Je vais jusqu’à l’entrée pour voir, et il y a un garde, sympa, qui me confirme que non, les vélos ne passent pas. Il me recommande de redescendre jusqu’au péage et d’essayer de trouver quelqu’un qui m’emmène. Ça se passe moins facilement que la première fois. Après trois quarts d’heure, je n’ai vu passer que trois pick-up. Heureusement, un camion s’arrête spontanément et m’embarque. Classe. Après le tunnel, grande descente vers une vallée presque plate. Encore une grosse bosse avant d’arriver et une autre grande descente où j’arrive à doubler un camion.
J47 - 14 août - Andalucía - 78 km (1256 km)
Toujours dans la plaine, trois fois moins de dénivelé qu’hier (presque mille mètres hier), mais plus de trafic que dans les collines. À l’hôtel Andaluz, étape obligée. Il faut sonner pour rentrer dans l’hôtel. En revenant de manger, je sonne et j’attends un peu. Quand la fille arrive, elle me dit : j’ai pensé que ça devait être le Français. Si ça avait été un Colombien, il aurait re-sonné.
J48 - 15 août - El Cerrito - 62 km (1318 km)
Toujours dans la plaine, beaucoup de canne à sucre. D’où les « trenes cañeros », des camions avec quatre ou cinq remorques. À part ça, pas mal de trafic et quelques averses.
J49 - 16 août - Cali - 42 km (1360 km)
Arrivée à Cali par de la grosse route, puis des embouteillages. Quand même nettement plus facile que l’arrivée à Medellín. Petite contrariété en arrivant à l'hébergement, j’ai réservé à partir de demain, pas à partir d’aujourd’hui. Alors, direction l’hôtel le plus proche où je trouve la dernière chambre.
J50 - 19 août - Cali
Avant-hier, déménagement dans l'hébergement prévu (et pas grand-chose d'autre). Hier, visite guidée dans le centre, en commençant par l'église de la Merced qui date de la fondation de la ville au XVIème siècle. Et aujourd'hui, balade dans le centre et montée à l'église San-Antonio dans la vieille ville (mon hébergement n'est vraiment pas du bon côté).
Visite du Museo del Oro Calima et du musée archéologique de la Merced. Petits musées, pas beaucoup d’explications, mais des très beaux objets.
J53 - 20 août - Cali
Montée au Cristo Rey. Cinq cents mètres au-dessus de la ville, vue sur toute la ville et El Valle, et seulement trois créneaux de vingt minutes dans la journée pour rentrer, du coup beaucoup de monde. Un chauffeur de taxi m'avait déconseillé d'y aller en semaine parce que c'était trop isolé. Après ça, petit tour au Gato del Rio, une statue iconique de Cali, puis coiffeur. À la sortie, boule à zéro et plus de barbe, je ne m'étais pas rasé depuis mon départ.
J54 - 21 août – Caldonó - 75 km (1435 km)
Sortie de Cali sans problème et retour sur la Panaméricaine. Après une soixantaine de kilomètres, fin del Valle et fin des routes sans dénivelé. Hébergé en Airbnb, une villa avec piscine et terrain de basket, avec un point de vue magnifique sur les collines. Hébergement un peu bancal malgré ça : le micro-ondes ne marche pas, le frigo tout juste, etc.
J55 - 22 août - Popayán - 61 km (1496 km)
Journée collines, 1200 mètres de dénivelé. Beaucoup de travaux tout du long pour passer la route en quatre voies. En arrivant, ballade sur une colline qui domine la ville pour voir le coucher de soleil et avoir une vue d’ensemble.
J56 - 23 août - Popayán
Toujours à Popayán. Vieille ville coloniale très agréable. Visite cathédrale, église, musée, vieux pont et retour sur la colline, cette fois tout en haut.
J57 - 24 août - El Bordo - 82 km (1578 km)
Grosses montées, grosses descentes. 1400 mètres de dénivelé positif pour 2000 mètres de descentes. Des hauts et des bas en somme. En échange, des beaux paysages et moins de chaleur.
J58 - 25 août - El Remolino - 79 km (1657 km)
Grande descente pour commencer et comme hier, plus de descente que de montée (ça ne va pas durer). La route suit une vallée d'assez haut et enchaîne les bosses, descente pour passer un pont, puis remontée. Climat plus sec et végétation plus basse.
J59 - 26 août - Chachagüí - 55 km (1712 km)
1800 mètres de dénivelé. Une grande montée de 900 mètres sans répit, suivie d'une grande descente et encore 900 mètres de montée. Parti de 600 mètres d'altitude pour arriver à presque 1800 mètres. À 6 km/h, ça passe. La route suit une rivière de très haut, avec des vallées encaissées spectaculaires.
J60 - 27 août - Pasto - 27 km (1739 km)
Courte étape mais laborieuse. Encore 1200 mètres de dénivelé (montée de 1800 mètres d'altitude à 2800, puis descente à 2400), mais surtout des pentes plus importantes que d'habitude. Des sections à plus de 10 % où j'ai dû pousser. Ajouté à ça, du vent qui pousse dans le mauvais sens. Moins de paysages qu'hier. Les reliefs sont moins escarpés, avec plus de végétation et les arbres au bord de la route cachent souvent le paysage.
J62 - 29 août - Pasto
Deux jours off pour souffler et se préparer à la suite. Visite musées (dont le musée de l’or, comme à Cali, et le musée du carnaval) et monuments. Temps frais et souffle un peu court à cause de l'altitude.
J63 - 30 août - Iles - 48 km (1787 km)
Début du trajet en montée, de 2500 à presque 3200 mètres. Après ça, descente de folie (vitesse max 67 km/h !) qui fait perdre 1300 mètres d'altitude. Finalement, un peu de montée sur l'ancienne route parallèle à la panaméricaine pour arriver à un hôtel (« Hébergement pour conducteurs »). Basique mais super vue depuis ma chambre.
J64 - 31 août - Ipiales - 35 km (1822 km)
Montée de 2000 à 2900 mètres d'altitude (pour 1100 mètres de D+). Premiers vingt kilomètres dans la vallée, toujours aussi joli. Le reste de retour sur la panaméricaine. Moins de relief tout en haut, recouvert de cultures et de végétation. Dernière nuit en Colombie.
J65 - 1er septembre – Tulcán, Équateur - 26 km (1848 km)
Début de journée en allant visiter le sanctuaire de Las Lajas à dix kilomètres de Ipiales. Je diminue encore la distance en prenant la téléphérique qui évite une grosse montée pour repartir. L'église a été reconstruite plusieurs fois et la version actuelle néo-gothique date début XXème. Impossible de visiter l'église, il y a une commémoration et elle est pleine de gens. Après ça, passage de la frontière sans problème. 14º dans l’hébergement.
J66 - 2 septembre – Bolivar, Équateur - 55 km (1903 km)
Vingt premiers kilomètres pour monter à presque 3300 mètres. Ensuite, ça redescend (globalement) jusqu'à 2700. Au plus haut, frais, bruine puis crachin, et je mets les vêtements de pluie au fur et à mesure. Heureusement, la pluie s'arrête et ça se réchauffe sur la fin.
J67 - 3 septembre – Ibarra, Équateur - 69 km (1972 km)
La journée commence bien avec une immense descente qui fait perdre 1100 mètres d'altitude. Nettement plus chaud en bas. On traverse une rivière qu'on va suivre pendant un moment, et la route se termine par une grosse montée pour sortir de la vallée. Encore une journée à 1000 mètres de D+.
J68 - 4 septembre – Guayllabamba, Équateur - 84 km (2056 km)
Rapide tour dans Ibarra avant de partir, puis je retrouve la panaméricaine. Elle est passée à 2x3 voies, pas vraiment sympa. La route contourne le volcan Imbabura (endormi depuis 7500 ans), puis monte jusqu'à 3100 mètres. Là, je bifurque sur une route plus sympa qui redescend à 2100 mètres. Traversée de la ligne de l'équateur pendant la descente. Rien pour l'indiquer, mais arrivée officielle dans l'hémisphère sud.
J69 - 5 septembre - Quito - 37 km (2093 km)
Un bout de descente pour traverser la rivière Guayllabamba et après ça, ça monte de 1900 à 2800 mètres. Début un peu raide et fin dans les embouteillages. En pause après un péage, un camionneur vient me demander si je n'ai pas une clé de 10. Ça tombe bien, j'ai. Fun de dépanner un camionneur équatorien. Hébergement dans le centre avec une super vue de ma fenêtre.
J70 - 6 septembre - Quito
Église de San Francisco, musée des arts précolombiens, montée au sommet des tours de la basilique, et déambulation dans la vieille ville en suivant un itinéraire du Lonely Planet trouvé dans l'hébergement.
J71 - 7 septembre - Quito
Journée d'excursion pour voir les volcans. D'abord, le Cotopaxi, toujours en activité, deuxième volcan d'Équateur qui monte à 5900 mètres. Malheureusement, le site est sous la brume quand on y arrive. En attendant un peu, la brume se dégage et, par chance, on voit le volcan pendant quelques minutes. Après ça, direction le lac Quilotoa (120 kilomètres plus loin). C'est un lac de cratère de trois kilomètres de diamètre. Le village et le point de vue sont à 3900 mètres. La route pour y arriver a des paysages magnifiques et le point de vue sur le cratère est spectaculaire.
La carte du voyage jusque là. Journal de bord complet en www.gillesarcas.fr/journal et la carte en www.gillesarcas.fr/carte.
J73 - 9 septembre - Quito
Église de la Compagnie de Jésus, musée national et montée au téléphérique à plus de 4000 mètres. Il y a un sentier qui va jusqu'au sommet, mais il aurait fallu partir plus tôt et je m'arrête à 4200 mètres.
J76 - 12 septembre - Puerto Ayora, Galapagos
Deux heures de vol depuis Quito et arrivée à la principale ville des Galapagos. Hostal Darwin, obligé. Organisation des excursions pour les jours qui suivent. Ensuite, balade à Tortuga Bay à trois kilomètres du centre par un joli chemin dans les champs de basalte et les cactus. Pas de tortues mais quelques autres bestioles. Des iguanes, des pélicans, des petits requins qui tournicotent dans vingt centimètres d'eau. Et des touristes qui profitent de la plage et qui photographient les bestioles. Temps gris assez frais. Septembre est le mois le plus froid ici.
J77 - 13 septembre - Puerto Ayora
Excursion à l'île Bartolomé au nord-ouest de l'île principale (Santa-Cruz). Trois heures de bateau pour y aller. Un grand pod de dauphins à l'aller, une raie manta du coin de l'oeil au retour. Montée sur une hauteur par un chemin aménagé (on est en parc national) pour voir le point de vue iconique (c'est mérité) des Galapagos. Autant que le paysage, c'est un groupe de trois faucons, qui se posent et s'envolent tout près du groupe, qui font le spectacle. Ensuite, une heure de snorkeling (eau à 21º, heureusement qu'il y a la combinaison) avec bancs de poissons, deux raies et un requin. Beaucoup de bateau, mais belle journée.
J78 - 14 septembre - Puerto Ayora
Journée tortues. Le matin, visite du centre Darwin où des tortues sont élevées pendant 5 ans avant d'être relâchées dans leurs îles respectives. L'après-midi, excursion dans le centre de l'île. D'abord, pour voir un tunnel de lave, ensuite, pour visiter un ranch où les tortues sont dans leur habitat naturel. Deux cents kilos et plus d'une centaine d'années pour les plus grosses. Je confirme, ces bestioles sont vraiment très lentes.
Tranquille.
J79 - 15 septembre - Puerto Villamil, Isla Isabela, Galapagos
Transfert à Isabela, la plus grande île. Cinq volcans actifs, ville beaucoup plus petite que Puerto Ayora. Deux heures de ferry, ou plutôt de gros hors-bord.
J80 - 16 septembre - Isabela
Excursion à un endroit appelé Los tuneles, des formations de basalte avec plein de petites arches, dans un ou deux mètres d'eau. Sur terre, des fous à pieds bleus, qui se laissent approcher sans broncher. Et sous l'eau, des grosses tortues marines (images du guide sous l'eau). Mention spéciale pour le passage de la barre (les grosses vagues entre la mer et la baie) devant laquelle le bateau zigzague pendant dix minutes avant de s'élancer pour passer.
J81 - 17 septembre - Isabela
Excursion au volcan Sierra Negra. Descente dans la caldera (qui fait dix kilomètres de diamètre) et remontée vers les fumeroles. Dernière éruption en 2018. L'endroit a été exploité par une mine de souffre avant qu'il ne devienne parc national.
J82 - 18 septembre - Puerto Ayora
Location d'un VTT pour faire sept kilomètres de chemin jusqu'au Muro de las Lágrimas. Complètement inutile, le "mur des larmes" a été construit du temps de la colonie pénitentiaire par les prisonniers. Sur le chemin pour y arriver, points de vue, plages, lagunes et toutes les bestioles du coin. Après ça, deux heures de bateau et retour à Santa Cruz.
J83 - 19 septembre - Quito
Dernière balade à Tortuga Bay, puis direction l'aéroport et retour à Quito. Décollage avec dix minutes d'avance, mais une heure d'attente dans l'avion après l'atterrissage.
J84 - 20 septembre - Alóag - 34 km (2127 km)
Retour aux affaires après deux semaines sans rouler. Petite étape pour sortir de Quito, pour éviter l'orage annoncé (et effectivement, la grosse pluie arrive juste une fois installé) et surtout parce que je n'ai pas trouvé d'hébergement avant la prochaine grosse ville.
J85 - 21 septembre - Santo Domingo - 101 km (2228 km)
Belle étape, longue mais facile. Un peu de montée pour passer au-dessus de 3100 mètres d'altitude, et ensuite, de la descente pour arriver à 700 mètres. Pas mal de trafic mais des beaux paysages.
J86 - 22 septembre - Quevedo - 101 km (2329 km)
Temps grisâtre avec du brouillard en début de journée. Grosse route nettement moins intéressante qu'hier et qui perd encore 500 mètres d'altitude. Paysage agricole avec des bananeraies que je n'avais pas encore vues. Et quelques kilomètres inconfortables de route rabotée où le vélo suit tout seul les rainures.
J87 - 23 septembre - Babahoyo - 105 km (2434 km)
Même route qu'hier, des portions rabotées mais aussi des portions toutes neuves. Toujours en région agricole. Du maïs, des kilomètres de plantation de bananes, des palmiers, du riz et du cacao, pour ce que j'ai vu et reconnu.
J88 - 24 septembre - Guayaquil - 72 km (2506 km)
Quatre voies et plus tout du long. Plat de chez plat (88m de D+). Plus de rizières et moins de bananes. Deux kilomètres et demi de pont pour traverser l'estuaire. Et des bouts de voies cyclables, mais l'arrivée à Guayaquil n'a pas été pensée pour les vélos.
J89 - 25 septembre - Guayaquil
Visite des principaux points d'intérêt de Guayaquil (j'ai demandé à Gemini). D'abord, montée au Cerro Santa Ana, une colline qui donne un point de vue à 360º sur la ville, avec un phare où on peut monter pour ajouter un peu de hauteur. Ensuite, le musée d'art moderne et d'anthropologie avec quelques salles sur l'art précolombien. Ensuite, le Malecón (la promenade le long du fleuve) en mode Luna Park. Et finalement, le parc Seminario, dit aussi le parc des iguanes, een plein centre ville. C'était bien la peine d'aller jusqu'aux Galapagos pour en voir.
J90 - 26 septembre - Naranjal - 92 km (2598 km)
Sortie de Guayaquil toujours pas faite pour les vélos. En fait, si un peu quand même, mais il faut aller chercher les passerelles. Comme il y a deux jours, route toute plate et paysage agricole.
J91 - 27 septembre - El Guabo - 75 km (2673 km)
Toujours dans la campagne et encore presque plat. Plus de cacao et toujours autant de bananes. Arrivé en ville, un bonhomme m'accoste pour me demander si je cherche quelque chose. En fait, il fait du vélo de montagne et me met sur la voie de l'hôtel que je cherchais. Là, c'est une dame qui vient me voir pour discuter. Le temps de monter les bagages et elle revient pour faire un selfie.
J92 - 28 septembre - Huaquillas - 75 km (2748 km)
De la grosse route et des bananes de chaque côté pendant des kilomètres. Voilà pour l'essentiel de la journée. Ça devrait changer bientôt. Dernière journée en Équateur.