2025-2026 - Amérique du Sud - Troisième partie : Argentine, Chili
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J168 - 13 décembre - La Quiaca, Argentine - 92 km (6277 km)
Trente premiers kilomètres en suivant la rivière Tupiza et petit à petit, le relief devient moins exubérant. Ensuite, quinze kilomètres de montée pour passer de 2800 à 3400 mètres. Au milieu de la montée, au niveau d'une buvette (la seule sur le trajet d'ailleurs), j'entends " Manuel !" (Je m'appelle Manuel ici, bien plus simple). C'est Franklin, le guide de la balade d'hier. Étonnant et sympa de le retrouver comme ça. Fin de la journée, en ondulations autour de 4200 mètres, et contre le vent. Passage de la frontière sans problème, même pas de tampons, ni pour la sortie de Bolivie, ni pour l'entrée en Argentine.
J169 - 14 décembre - La Quiaca
Journée de repos, pas de vélo, pas de balade. En fait, pas prévue. J'ai commencé par perdre une heure à cause d'un micmac de changement de fuseau horaire sur le téléphone. Ensuite, il a fallu chercher des sous et une carte SIM. Avec tout ça, je serai parti un peu trop tard. Mais surtout, comme je suis arrivé au bout de ma vie hier à cause du vent, j'avais besoin de farniente.
J170 - 15 décembre - Humahuaca - 158 km (6435 km)
Début dans la pampa, de la végétation rase et des collines dans le fond. Parti vers 3400, ça monte doucement jusqu'à 3800. Le relief devient plus marqué et ça commence à descendre en suivant le Rio Grande. On quitte la rivière mais ça continue à descendre, à peu près 3000 à l'arrivée. Le départ s'est fait vent dans le dos et j'ai vite atteint la première étape possible après 75 kilomètres. Vent dans le dos, je sais que ça va beaucoup descendre, alors pourquoi ne pas continuer. Sauf que pendant l'après-midi, le vent fait demi-tour (ça arrive par ici, me confirme le monsieur de l'hôtel) et monte en force. Heureusement que ça descendait pour compenser.
J171 - 16 décembre - Bárcena - 95 km (6530 km)
Perdu mille mètres d'altitude aujourd'hui (de 2900 à 1900). Ça commence à se ressentir, le vent est beaucoup moins froid et la température dans la soirée bien plus douce. Paysage magnifique, la route descend dans une vallée encadrée par des chaînes de collines reprenant les couleurs et les reliefs de ces derniers jours. Du vent aussi, du sud. J'ai commencé à me poser des questions quand il a fallu pousser le vélo parce que les bourrasques étaient trop fortes, mais ça s'est arrangé.
J172 - 17 décembre - El Carmen - 56 km (6586 km)
Le monsieur de l'hostal hier soir avait raison. À partir de Bárcena (du pont, il a dit précisément), tout change. Autre climat (beaucoup plus doux), autre paysage (beaucoup plus vert) et beaucoup moins de vent. En plus, c'est aussi un peu un retour à la civilisation. Routes à quatre voies, trafic, feux rouges. J'ai même croisé un Carrefour.
J173 - 18 décembre - Salta - 67 km (6653 km)
Arrivée à Salta par la petite route. En fait, toujours la RN9, que je suis depuis l'entrée en Argentine, mais ici en version quatre mètres de large, et traversant une forêt. Ça monte un peu mais ça fait plaisir de voir autant de vert après le désert et l'altiplano.
J175 - 20 décembre - Salta
Deux jours à Salta. Resté dans le centre, hôtel à deux pas de la Plaza 9 de Julio. Centre très animé, des rues piétonnes très fréquentées, beaucoup de magasins modernes. Gros contraste avec la Bolivie. Visité le musée de l'archéologie de haute montagne dédié aux momies trouvées sur les sommets de la région. Une momie est présentée sur les quatre trouvées, mais des vidéos donnent un aperçu de leur aspect. Pas possible de faire de photos.
J176 - 21 décembre - La Viña - 87 km (6740 km)
Route moyenne, un peu de trafic. Paysage de campagne, les collines pas très loin. Je croise un gars à vélo, un Français, sur la route depuis des années. Il doit avoir besoin de parler, il est intarissable dans son discours mystique. Drôle de personnage. Après ça, la pluie s'annonce, tonnerre et gros nuages, et finit par arriver. Ça tombe bien, c'est dans un village et je peux m'abriter. Hébergé dans un chalet au camping municipal. Demain, pas le choix, c'est sous la tente.
J177 - 22 décembre - Santa Barbara - 62 km (6802 km)
Encore un peu de campagne et la route rentre dans la Quebrada de la Conchas (la vallée des coquillages), une vallée rocheuse pleine de points de vue et de formations géologiques notables (la Garganta del Diablo, el Anfiteatro). Entre le dénivelé pour remonter la vallée et les arrêts pour visiter, difficile d’atteindre la prochaine ville, alors c’est bivouac. Ça sera au bout d’un canyon, un endroit trouvé sur iOverlander.
J178 - 23 décembre - Cafayate - 42 km (6844 km)
Toujours dans la quebrada, avec des arrêts à chaque point d'intérêt. Aujourd'hui, c'était Las Estratas, Los Castillos, Los Colorados, la Casa de los Loros (la maison des perroquets, avec de vrais perroquets), l'Obelisque. IL y a des ballades à faire et je laisse le vélo deux fois pour rentrer dans les canyons et prendre du temps pour visiter. C'est à chaque fois surprenant de voir la variété des formes. Pas déçu du voyage.
J179 - 24 décembre - Santa Maria - 79 km (6923 km)
Beaucoup de vignes en sortant de Cafayate. Paysage nettement moins spectaculaire que ces derniers jours. Toujours dans la vallée mais elle est beaucoup plus large, et les collines se sont éloignées. J'ai rejoint la route 40, connue pour parcourir l'Argentine du nord au sud sur 5000 kilomètres.
J181 - 26 décembre - Hualfin - 118 km (7041 km)
Vingt premiers kilomètres, des maisons presque tout du long. Après ça, plus rien jusqu'à l'arrivée. Route tranquille et beaux paysages. Des sommets enneigés presque cachés par les nuages, une grande plaine plate et vide, et retour dans les collines. À force de monter tout doucement depuis plusieurs jours, la route passe à 2300 mètres et redescend pour les trente derniers kilomètres.
J182 - 27 décembre - Londres - 77 km (7118 km)
Mise en jambes avant le départ en montant au mirador de la Vierge juste au-dessus de l'hostal. Tellement juste au-dessus que je vois le propriétaire de l'hostal qui est monté sur un toit pour me prendre en photo. Départ après ça. Temps grisâtre, puis de la bruine, puis une heure de petite pluie. Le vent qui avait tourné défavorable hier après-midi redevient favorable quand la pluie s'arrête.
J183 - 28 décembre - Salicas - 82 km (7200 km)
Changement de décor progressif. Le paysage est formé par des chaînes de montagnes séparées par de grandes étendues plates. La route est restée près des collines d'un côté, et de l'autre c'est de la broussaille à perte de vue. Avec ça, des longues lignes droites et pas d'habitation pendant 70 kilomètres.
J184 - 29 décembre - Pituil - 59 km (7259 km)
Comme l'étape n'est pas trop longue, je commence la journée par une balade dans un canyon pour aller voir une cascade. Premier contretemps, crevaison à l'arrière. Une belle épine s'est plantée dans le pneu. La balade est moins facile que prévue et il me faut trois heures pour remonter le canyon et revenir. Après ça, visite du site archéologique de Hualco. Pas grand-chose à voir, des petites enceintes en pierre et des mortiers à même le sol en granit. Mais l'endroit est joli et surplombe une gorge avec des chutes d'eau. En repartant, autre contretemps. La route pour rattraper la route principale est fermée. Je fais le détour mais le gué pour traverser la rivière est impraticable (il pleut beaucoup par ici). Au lieu de refaire un autre détour, je traverse le gué à pied plusieurs fois pour transporter les bagages puis le vélo de l'autre côté. Avec tout ça, arrivée presque de nuit sous une petite pluie.
J185 - 30 décembre - Chilecito - 73 km (7332 km)
Même paysage, les montagnes d'un côté, la broussaille de l'autre, et des grandes lignes droites. Bien fait de tourner un peu pour trouver de l'eau avant de partir, il n'y a rien entre le départ et l'arrivée. Deuxième fois en Argentine qu'une voiture s'arrête pour m'offrir de l'eau ou un en-cas.
J186 - 31 décembre - Villa Unión - 111 km (7443 km)
Quinze kilomètres en descente douce pour commencer. Après ça, ça monte de mille mètres en trente kilomètres. Doucement au début, plus sérieusement sur la fin. Super paysage. Retour dans la plaine pour la fin du parcours. Presque tout en descente et en plus le vent est favorable. Arrivée plus tôt que prévu, j'ai largement le temps de faire des courses pour le réveillon. Bonne année depuis l'Argentine !
J188 - 2 janvier - Guandacol - 53 km (7496 km)
Arrêt sur la route pour faire un tour dans le Vallecito Encantado, une petite vallée avec quelques roches avec des formes rigolotes. Bien chaud, 35º dans l'après-midi. Un autre cycliste à l'hôtel (il n'y a que nous). C'est Chris, un Anglais, qui vient de traverser le désert d'Atacama en hors-route à 4000 mètres d'altitude. On mange ensemble en se racontant nos histoires.
J189 - 3 janvier - Huaco - 82 km (7578 km)
Pas grand-chose à voir par ici (mais pas désagréable ni ennuyeux). De la broussaille des deux côtés et des lignes droites. Un peu moins chaud qu'hier, j'ai à peine bu la moitié de la bouteille d'un litre et demi d'agua saborisada en arrivant.
J190 - 4 janvier - San Jose de Jáchal - 43 km (7621 km)
Petite étape parce que c'est dimanche (et surtout parce que ça tombe comme ça pour les endroits où s'arrêter). J'en profite pour prendre la petite route scénique qui traverse les collines. Ça monte plus, mais super point de vue sur la plaine au loin. C'est dimanche, presque tout est fermé ici. Et comme les autres jours, les restaurants ne servent pas avant 20h30.
J191 - 5 janvier - Talacasto - 101 km (7722 km)
Retour dans la plaine. Pas grand-chose de notable, à part une voie de chemin de fer abandonnée qui court tout du long, et les fissures et les rustines de bitume de la route en pas très bon état. Campement à côté d'un restaurant au milieu de nulle part, rien 90 kilomètres avant, rien 40 kilomètres après.
J192 - 6 janvier - San Juan - 64 km (7786 km)
Petite mauvaise surprise ce matin, il y a du vent, déjà fort, et dans la mauvaise direction. Faut faire avec. Itinéraire bis trouvé sur iOverlandeer pour éviter le trafic en rentrant dans San Juan et aller voir un lac de barrage. En contrepartie, dix kilomètres de route isolée et très mauvaise. Ça s'arrange après le lac, et il y a plein de cyclistes entre le lac et San Juan. San Juan est une grande ville moderne, avec feux rouges, immeubles, zones piétonnes et un grand Carrefour.
J193 - 7 janvier - El Fogon - 86 km (7872 km)
Grosse route, puis quatre voies, puis deux voies moyennement confortables. Rien à voir, ce qui laisse du temps pour surveiller le rétroviseur. Pour ne pas arriver trop tôt à l'étape (où il n'y a rien), je passe deux heures à l'ombre sous un eucalyptus. Étape à côté d'un petit resto, en face d'un contrôle de police. Tente à quinze mètres de la route, mais pas grand-chose dans le coin et pratique d'avoir le restaurant à côté pour le ravitaillement.
J194 - 8 janvier - Mendoza - 81 km (7953 km)
Nuit un peu compliquée mais sauvée par les dames du restaurant. Soirée tranquille et coucher confiant. Mais dans la nuit, il y a de l'orage, il pleut, et à trois heures du matin, l'eau commence à remplir la petite cuvette où j'avais planté la tente. Je commence à tout sortir et une des dames vient me proposer de dormir dans le resto. En fait, elle était restée au cas où j'aurais des problèmes avec la pluie. Elle me trouve un bout de mousse comme matelas, un oreiller, va chercher une grosse couverture au poste de contrôle, et je finis la nuit au sec. Petite pluie toute la matinée mais j'arrive à démonter la tente et à la sécher un peu avec le vent. Je reprends la route en fin de matinée, le vent finit par se calmer, je passe facilement les "badenes" (les endroits où s'écoule l'eau sur la route) et j'atteins finalement Mendoza.
J197 - 11 janvier - Mendoza
Hier, tour de la ville en groupe avec un guide. Ville agréable, pleine de parcs et de verdure. Par contre, bien que la ville ait été fondée au XVIème siècle, il n'y a rien qui a plus de 150 ans, tout a été détruit par les tremblements de terre. À peu près le même circuit aujourd'hui, mais à vélo, en prenant plus le temps et en tournicotant dans les parcs.
J198 - 12 janvier - Las Catitas - 93 km (8046 km)
Pas de paysage aujourd'hui. Hésitation entre la voie rapide, pas sympa, pas d'accotement, les petites routes qui longent la voie rapide, et finalement, une deux voies tranquille. Pas d'hôtel à Las Catitas. En arrivant, je demande à quelqu'un s'il connaît un hébergement. Il m'envoie vers Raoul qui me conduit jusqu'à Chiche, qui lui a un logement libre. Pas de restaurant ouvert non plus, Chiche me conduit jusqu'à la boutique de Ricardo qui pourra me préparer quelque chose. Sympas les Argentins.
J199 - 13 janvier - Ñacuñán - 102 km (8148 km)
Une ligne droite, des buissons de chaque côté, c'est tout pour le paysage. Comme il n'y a pas d'hébergement sur deux cents kilomètres, j'en fais la moitié et je m'arrête au milieu de rien pour trouver un endroit où installer la tente. Rencontré Nicolas, qui vient de partir de Mendoza pour la Patagonie.
J200 - 14 janvier - General Alvear - 96 km (8244 km)
Même paysage qu'hier pendant 80 kilomètres. À Real del Padre, changement de décor, réapparition des vignes et des arbres fruitiers. Par contre, la météo se met à changer aussi. Ciel de plus en plus plombé à l'ouest et vent d'ouest. Ça ne sent pas bon. Une voiture s'arrête derrière moi pour me dire que ça va tomber et qu'il y a une station service tout près pour m'abriter. Au même moment, quelqu'un sort de sa maison et vient me chercher sur la route pour me dire de venir me mettre à l'abri chez lui. Aussi tôt dit, aussi tôt fait, et l'orage éclate. Discussion et café avec Daniel et Daniela le temps que ça passe. Leur fils aîné est parti à vélo vers Ushuaïa il y a deux semaines, de quoi alimenter la conversation.
J201 - 15 janvier - Cochicó - 93 km (8337 km)
Encore 90 kilomètres de rien. Campement au poste de contrôle sanitaire, entre le bâtiment de la police, le centre de santé et l'école. Pas beaucoup plus. Fin de la journée avec un concert de perroquets déchaînés.
J202 - 16 janvier - Santa Isabel - 69 km (8406 km)
Petite mauvaise nouvelle au réveil : matelas dégonflé. J'ai dû oublier une épine sous la tente. La seule autre fois où j'ai eu une crevaison dans le matelas, il m'a fallu remplir une baignoire pour la trouver. Pas sûr de trouver une baignoire. Sinon, toujours le même paysage, aussi droit, aussi plat et aussi vide. Officiellement rentré dans la Pampa (la province) et en Patagonie (la région).
J203 - 17 janvier - RN 151 KM 270 - 69 km (8475 km)
La suite du rien. Il y a un village trente kilomètres après Santa Isabel où je pourrais dormir, mais le suivant est à 110 kilomètres. Vu le vent et la réputation de la route, 110 kilomètres, ça risque de faire beaucoup. Alors, je continue à avancer et je bivouaque au milieu pour avoir une étape plus courte demain. Petite côte au milieu de la journée. Joli point de vue sur la pampa depuis le sommet.
J204 - 18 janvier - Puelén - 75 km (8550 km)
Journée marquée par le mauvais état de la route. Deux personnes m'en avaient parlé et je l'avais aussi vu dans des commentaires Goggle Maps et iOverlander. Pendant 70 kilomètres, il y a des sections grêlées de nids de poule. Au point qu'à certains endroits, les gens préfèrent rouler sur le bas côté plutôt que sur la route. Je me suis même fait doublé sur la droite comme ça.
Arrivé à l'hôtel indiqué sur iOverlander, la dame me donne le prix, 55000 pesos, 33 euros, je tique un peu (c'est ce que j'ai payé de plus cher ici). Alors, la dame téléphone, me dit qu'il y a un hospedaje moins cher et m'y accompagne. Avant de partir, elle me demande si j'ai mangé, me dit de m'asseoir et me donne un quart de poulet dans une assiette.
J205 - 19 janvier - Catriel - 67 km (8617 km)
Retour de la bonne route en quittant Puelén. Ça dure 40 kilomètres jusqu'au changement de province. On entre dans le Rio Negro et la route redevient mauvaise. Pas de nids de poule, mais des patchs de bitume et des déformations diverses. Catriel est une petite ville qui s'étale sur des kilomètres. Hôtel dans le centre. La dame a de la famille éloignée à Frigiliana près de Málaga et y va de temps en temps.
J206 - 20 janvier - Vista Alegre - 107 km (8724 km)
130 kilomètres jusqu'à la prochaine grande ville. Je comptais m'arrêter à peu près au milieu, mais il n'y a aucun endroit en retrait de la route pour le faire. Alors, grosse étape aujourd'hui et petite étape demain. Arrivé à l'endroit où il y a les campings, premier camping fermé, deuxième camping trop cher, troisième camping pas trouvé, quatrième camping fermé aussi mais maintenant que j'y suis, on me trouve une place. Service minimum. Mention spéciale sur la route aux bourrelets et ornières de bitume.
J207 - 21 janvier - Neuquén - 30 km (8754 km)
Arrivée compliquée à Neuquén. J'ai le choix entre la grosse quatre-voies sans accotement et des petites routes latérales sans revêtement. Content de trouver un bout de piste cyclable, mais elle ne va pas dans la bonne direction. Finalement, j'ai assez avancé pour arriver en ville et Google m'emmène dans le centre par des rues tranquilles.
J208 - 22 janvier - Neuquén
Jour off. Neuquén est une grosse ville, capitale de la province du même nom. Rien à voir. Belle balade quand même sur une presqu'île à la confluence de deux rivières.
J209 - 23 janvier - Llequén - 81 km (8835 km)
Dix kilomètres de piste cyclable, des rues tranquilles, puis de la grosse quatre voies pour sortir de l'agglomération. Après ça, c'est retour dans le désert. Llequén est tout près d'un lac de barrage. Après avoir trouvé un hôtel, je file à la plage pour finir la journée dans l'eau. Autre intérêt d'aller au lac, il y a des empreintes de dinosaures. Les empreintes font 30 ou 40 centimètres de large. Ça devait être de belles bêtes.
J210 - 24 janvier - Picún Leufú - 53 km (8888 km)
Un peu plus de relief, mais toujours pas d'arbre ni d'ombre.
J211 - 25 janvier - Piedra del Aguila - 93 km (8981 km)
Encore un peu plus de relief, 600 mètres dans la journée, pas fait autant depuis trois semaines. Après une grosse descente à fond de train, j'aborde la ligne droite confiant. Et d'un coup, le vent se lève, presque de face. À partir de là (trente derniers kilomètres), c'est la foire d'empoigne contre le vent et les bourrasques qui me repoussent vers la route. Coup de mou, pause d'une heure, infusion (puis deux, puis trois) et ça repart pour arriver au coucher du soleil. J'ai même le temps de monter au mirador de l'aigle qui surplombe la ville. Enfin des rochers et du dénivelé. Deux cents kilomètres jusqu'au prochain point de chute. Prévu de faire ça en deux jours.
J212 - 26 janvier - Alicura - 93 km (9074 km)
Toujours désertique mais vallonné. 1300 mètres de dénivelé. Les huit litres d'eau n'aident pas. Bivouac à l'intersection de deux routes dans un petit bois de pins.
J213 - 27 janvier - Bariloche - 112 km (9186 km)
Arrivé dans la région des lacs. Paysage grandiose. La route suit un lac, puis une rivière dans une vallée surmontée de falaises et de rochers spectaculaires. Nettement plus frais en arrivant et les pins ont remplacé le désert. Vu des guanacos, l'équivalent des lamas par ici.
Le voyage jusque là.
J214 - 29 janvier - Bariloche
Deux jours de repos. Bariloche est une ville agréable au bord d'un lac. Un côté alpin avec une esthétique chalet, des pins, des boutiques de vêtements de sport et de location de matériel de ski, et plein de boutiques de chocolat.
J216 - 30 janvier - Villa La Angostura - 83 km (9269 km)
Vingt kilomètres en arrière (cette fois, le vent dans le dos) et un bout de route 40 pour contourner les lacs en direction du Chili. Ciel plombé pour finir en petite pluie. Rencontré Ingo, un Allemand dont c'est le premier jour de route aujourd’hui.
J217 - 31 janvier - Licán - 71 km (9340 km)
Route en bord de lacs puis en parc national. Presque calme une fois quittée la route 40. Mille mètres de dénivelé pour passer la cordillère. Passage de la frontière minutieux côté chilien avec fouille des bagages (pour l'importation des matières animales et végétales). Par contre, tout le monde est sympa et décontracté.
J218 - 1er février - Puerto Octay - 102 km (9442 km)
Moins spectaculaire qu'hier, mais points de vue sur les lacs de temps en temps et sur le volcan Osorno presque tout du long. Très vert, de la campagne tranquille et quelques raidillons à 8%.
J219 - 2 février - Puerto Montt - 74 km (9516 km)
Bruine le matin, départ quand ça s'arrête. Au bout d'un moment, mon tracé me fait prendre 25 kilomètres d'autoroute (autorisée aux cyclistes, j'ai demandé à une dame à un péage). Pas le plus inconfortable même si ça roule vite à côté. Le ciel se couvre de plus en plus et finalement, il se met à pleuvoir. Après une pause et quelques kilomètres, je retrouve Ingo, l'Allemand d'avant-hier, bien qu'on ait pris des routes différentes. Encore de la pluie et on s'abrite un bon moment sous un arrêt de bus. Au moment de repartir, on s'aperçoit qu'il a une roue crevée. Je l'ai abandonné à sa réparation.
J221 - 4 février - Puerto Montt
Pluie en arrivant, pluie hier, pas de pluie aujourd'hui. Ville assez moche, rien à voir. Standing entre la Bolivie et l'Argentine. J'ai mis un peu de temps à réaliser que ce n'est pas un lac et que la ville est sur la mer.
J222 - 5 février - Pichicolo - 85 km (9601 km)
Première journée sur la carretera austral. Croisé plusieurs cyclistes et discuté avec un couple d'Américains en attendant le ferry. Belle journée ensoleillée, 13º en partant, ensuite chaud dans les montées, mais froid dans les descentes. 1100 mètres de dénivelé sans jamais monter très haut, mais quand ça monte, c'est vraiment raide (souvent au-dessus de 10%).
J223 - 6 février - Chaitén - 56 km (9657 km)
Cinq heures de ferry pour commencer la journée. À l'arrivée, mauvaise surprise, la route repart en ripio. Le ripio, c'est les routes sans asphalte, en terre, cailloux, gravier. Ça dure pendant 34 kilomètres et il me faut 3h30 pour les faire. La route traverse une forêt très dense avec quelques sentiers et campements emménagés. On ne voit pas souvent le paysage, mais quand on le voit, c'est pas mal. Finalement, la route asphaltée réapparaît, lisse comme un billard, et j'arrive avant la nuit. Encore mille mètres de dénivelé.
J224 - 7 février - Villa Santa Lucia - 76 km (9733 km)
Pas mal de cyclistes sur la route, dont un groupe (allemand, australien, québécoises) que je retrouve plusieurs fois. Plus de sommets enneigés par ici, et des glaciers. Il y a un sentier emménagé de trois kilomètres pour se rapprocher d'un des glaciers. Je voulais juste jeter un coup d'oeil mais finalement j'ai tout fait. Belle balade dans la forêt.
J225 - 8 février - La Junta - 69 km (9802 km)
Moins de sommets enneigés aujourd'hui. Plus de vent, moins de soleil mais toujours autant de dénivelé. Pas mal quand même. Discuté un moment avec José qui voyage avec un tricycle qu'il a fabriqué lui-même. Un cadre de vélomoteur, un moteur électrique, des roues de vélo, l'arrière se déplie pour faire un espace de couchage avec la tente qu'il a aussi fabriquée. Rencontré aussi Denis, un Français qui voyage en side-car (le seul que j’ai vu). Lui aussi a des histoires à raconter, il a traversé l’Iran par exemple.
J226 - 9 février – Puyuhuapi - 45 km (9847 km)
12º en partant, 16º dans la journée, ça commence à faire plus frais par ici. Ciel couvert mais pas de pluie, par contre, ça devrait tomber demain.
J228 - 11 février - Puyuhuapi
Deux jours de pluie. Pas en continu, mais plein de petites averses. Puyuhuapi est une toute petite ville et on en a vite fait le tour. Toutes les maisons sont en bois et une sur deux propose un hébergement. Il y a aussi plusieurs campings qui proposent des emplacements couverts. On comprend pourquoi.
J229 - 12 février - Villa Amengual - 87 km (9934 km)
La difficulté de la journée, c'était la Cuesta Queulat, une côte qui monte de 500 mètres en dix kilomètres par une route sans revêtement (en ripio, pas si inconfortable finalement). C’était aussi le moment de la journée où il a vraiment plu. Ce n'était pas la seule côte puisqu'au final il y a plus de 1400 mètres de dénivelé. Cela dit, la route traverse un parc national et le paysage est à la hauteur même si les sommets sont toujours un peu cachés dans les nuages.
J230 - 13 février - Villa Mañihuales - 58 km (9992 km)
Grand beau temps. Ciel bleu et dégagé. Sommets enneigés tout autour. Frisquet au départ (8°), mais ça s'est réchauffé pendant la journée.
J231 - 14 février - Coyhaique - 87 km (10079 km)
Météo un peu moins agréable qu'hier et la température met plus de temps à se réchauffer. Une seule côte un peu longue aujourd’hui et pendant la montée, une dame s'arrête pour m'offrir une petite bouteille de jus de fruit. Un peu plus de trafic, Coyhaique est la grande ville de la région.
J233 - 16 février - La Casona - 89 km (10168 km)
Un jour de repos à Coyhaique pour se préparer à la difficulté du jour, 1600 mètres de dénivelé. En fait, pas trop dur, ça monte doucement la plupart du temps. Ce qui aurait pu être un problème, c'est plutôt le vent. Dans un endroit exposé, je me suis fait sortir deux fois de la route par des bourrasques. Ça a fini moi debout mais le vélo par terre. Un peu tendu après ça, mais ça s’est calmé. Première partie du trajet sur un plateau sans sommets autour. Ensuite, la route traverse un parc national et là c'était spectaculaire malgré la bruine et le mauvais temps. Pas vu de cyclistes aujourd'hui, sauf deux gars en sortant de Coyhaique qui m'ont demandé si j'étais venu de Panama sur ce vélo.
J234 - 17 février - Puerto Ibañez - 27 km (10195 km)
Pluie ce matin, départ quand ça se calme mais temps très couvert et bruine. Du soleil en arrivant, mais encore beaucoup de vent. J´ai quitté la Carretera Austral. C´est du ripio à partir de la ville juste après et ça devient plus compliqué de rejoindre l´Argentine.
J235 - 18 février - Los Antiguos - 17 km (10212 km)
Deux heures de ferry jusqu'à Chile Chico, dernière ville chilienne avant la frontière. Passage de la frontière, plus simple dans ce sens-là, et retour en Argentine. J'avais oublié leur accent (ils remplacent les sons "ll" par des "ch").
J236 - 19 février - Perito Moreno - 58 km (10270 km)
Direction vers l'est aujourd'hui. Le vent d'ouest devient très favorable. Il faut faire attention quand même quand la route tourne et que le vent vient de côté.
J237 - 20 février - Perito Moreno
Aujourd'hui, visite de la Cueva de las Manos (la grotte des mains), un site archéologique classé Unesco. Les peintures rupestres les plus anciennes datent de 13000 ans et le site est dans un canyon spectaculaire. Visite avec Mauro, le guide qui est aussi le propriétaire de l'hostal, et Pilar qui est géologue, presque plus intéressée par la géologie de l'endroit que par les peintures. Le site est à 80 kilomètres de Perito Moreno, dont 20 kilomètres de piste, et Pilar nous sert le maté tout du long.
J238 - 21 février - Perito Moreno
Journée off. Discuté, comme on pouvait, avec un coupe de brésiliens qui ont passé la nuit à l’hostal et qui voyagent à moto. Très sympas. (En passant, la plupart des voyageurs à moto me font un signe sur la route). Sinon, coiffeur, courses, et visite du musée archéologique. Un peu bizarre. Une dame m’accompagne pour me donner des explications, mais elle lit les panneaux de temps de temps. Comme elle n’y voit pas bien, c’est un peu fastidieux.
J239 - 22 février – Entre Perito Moreno et Bajo Caracoles - 84 km (10354 km)
Retour sur la route 40. Je refais le trajet qu’on a fait il y a deux jours pour aller à la Cueva de las Manos et je m’arrête pas très loin de l’entrée du parc national. L’hébergement prévu, c’était une petite baraque en tôle indiquée sur iOverlander (il n’y a rien d’autre par ici). Malheureusement, la cabane est détruite. En poussant des tôles et des bouts de bois, j’ai fait de la place pour planter la tente. Rustique mais protégé du vent et hors de vue de la route.
J240 - 23 février - Bajo Caracoles - 49 km (10403 km)
Beaucoup de vent, 45-50 km/h. À peu près dans la bonne direction, pas besoin de pédaler quand le vent vient de dos, mais inconfortable quand il vient de côté et qu'il repousse vers la route. Bien content d'arriver à Bajo Caracoles, juste une poignée de maisons.
J241 - 24 février - Las Horquetas - 107 km (10510 km)
Beaucoup moins de vent aujourd'hui. Heureusement. Il y a une grande ligne droite de cinquante kilomètres orientée sud-ouest. Avec le vent défavorable, ça aurait été difficile. En fait, le vent se lève en fin d'après-midi et ça a effectivement bien ralenti la vitesse. Rencontré Pacho, un Argentin, presque aussi vieux que moi, qui a l'air de connaître la Patagonie comme sa poche et qui m'offre un hébergement dans un endroit où je ne passerai malheureusement pas. Hôtel perdu au milieu de 250 kilomètres de rien. J'ai vu des guanacos tout du long. Pour rester dans l'ambiance, au dîner c'était milanesa de guanaco.
J242 - 25 février - Gobernador Gregores - 119 km (10629 km)
Vent très favorable (vent de nord-ouest) et pas beaucoup de dénivelé. Du coup, ça roule bien et je peux faire l'étape en une seule fois. C'est tant mieux, il n'y a vraiment rien par ici.
J243 - 26 février - Gregores
Petite ville de Patagonie. Parmi les bons côtés, on m'a dit plusieurs fois que mon vélo ne risque rien, que ce n'est pas la peine de le fermer. Demain, bivouac au bord de la route.
J244 - 27 février - Intersection RN288-RP27 - 117 km (10746 km)
Vent toujours aussi favorable et encore moins de dénivelé. Bivouac bien protégé du vent en contre-bas de la route, juste à côté de Gauchito Gil. C’est une espèce de divinité à qui on peut offrir de l’alcool ou des cigarettes et qui peut intercéder au près de qui de droit. J’ai aussi appris que les nandous peuvent courir à 35 km/h.
J245 - 28 février - Piedrabuena - 76 km (10822 km)
Un peu de pluie au réveil, un peu de pluie en arrivant, mais pas de pluie sur la route. Je m'en sors bien. Comme avec le vent toujours favorable. À part ça, rien à signaler. Heureusement qu'il y a les guanacos et les nandous pour mettre un peu d'animation sur la route.
J246 - 1er mars - Piedrabuena
Balade dans la ville qui est construite au bord du rio Santa Cruz. D'abord pour chercher un mirador sur l'autre rive, jamais trouvé. Puis l'île Pavón avec un sentier qui fait tout le tour en amont, et le jardin botanique, un ancien verger réaménagé, très joli. Beaucoup de vent dans la journée, gros orage ce soir.
J249 - 4 mars – Piedrabuena
Toujours à Piedrabuena. Ils annonçaient beaucoup de vent aujourd'hui et demain (genre 60 km/h dans le mauvais sens) et ça a effectivement bien soufflé dans la journée. Il va me falloir deux ou trois jours pour atteindre la prochaine ville, pas de ravitaillement entre les deux et normalement une hacienda à mi-chemin qui offre un hébergement. Pour éviter de me retrouver coincé par le vent au milieu de nulle part, j'ai préféré attendre que ça se calme. Alors, départ vendredi, le vent va être plus favorable.
J251 - 6 mars – Estancia Ototel Aike - 112 km (10934 km)
Vent favorable et pas trop fort. Un peu plus agité en fin de journée. Beaucoup de guanacos. Amusant de les voir sursauter quand ils ne m’ont pas vu arriver. Hébergé dans une estancia (une exploitation agricole), dans le logement des travailleurs saisonniers j’imagine. Ils font ça juste pour rendre service.
J252 - 7 mars - Rio Gallegos - 126 km (11060 km)
Plus de vent que prévu quand j'avais regardé il y a trois jours. Premiers 95 kilomètres vent trois quarts dos, en 5 heures. Derniers 30 kilomètres, vent trois quarts face, en 3h30, la misère. Bon côté des choses, la deuxième partie se fait sur une grosse quatre voies avec un accotement confortable qui me laisse la place de zigzaguer au passage des camions.
J253 - 8 mars - Rio Gallegos
Rio Gallegos est une grande ville avec avenues, feux rouges et immeubles. Construite au bord de l'estuaire du fleuve du même nom, l'Atlantique n'est pas loin. Demain prévu 90% de pluie et vent plus calme mardi. Alors, départ mardi.
J254 - 9 mars - Rio Gallegos
J255 - 10 mars - Villa Punta Delgada - 106 km (11166 km)
Beau temps, ciel bleu, vent favorable. Il faut repasser par le Chili pour atteindre le sud de l'Argentine. Passage de la frontière moins tatillon que la première fois. Avant la frontière, petit détour pour aller voir la Laguna Azul, un petit lac dans un ancien volcan. Je confirme, c'est bleu, très joli endroit. À un moment sur la route, un camion s'est arrêté derrière moi, m'a expliqué qu'il avait perdu son antenne Starlink un peu avant et m'a demandé si je pouvais aller la chercher comme il ne pouvait pas faire demi-tour. Je lui ai rapporté son antenne, fun de dépanner un camionneur argentin. Punta Delgada est un tout petit village. Une place, une piste cyclable pour faire comme les grandes, mais il n'y a que quelques maisons autour.
J256 - 11 mars - Cerro Sombrero - 71 km (11237 km)
Traversée du détroit de Magellan pour arriver en Terre de Feu (terre de feu, feu follet) (comptine intraduisible). Traversée avec un cycliste mexicain et un cycliste colombien.
J257 - 12 mars - San Sebastian - 121 km (11358 km)
Encore du vent favorable. Ça me permet de faire l'étape en une seule journée, sinon j'aurais dormi dans un des refuges emménagés au bord de la route. Retrouvé les cyclistes d'hier, plus un couple de Colombiens. Tous vont à Ushuaïa et ils sont tous en mode toute ma vie sur mon vélo. À l’hostal juste avant la frontière, la dame s’excuse, me dit qu’il n’y a pas de chauffage et me fait une remise. C’est gentil, surtout que je n’ai pas d’autre solution.
L’hostal où je passe la nuit est un peu chamboulé. Ils ont eu 86 personnes pour déjeuner ce midi. Des français. En fait, c’est un rallye organisé et je les ai vus passer une partie de la journée. Des grosses voitures, beaucoup de Porsche, qu’ils ont fait venir par bateau. C’était la quatrième édition de la Route des Andes, droits d’inscription 39850 euros.
J258 - 13 mars - Rio Grande - 96 km (11454 km)
Retour en Argentine. Passage de la frontière expédié en quelques minutes. Toujours beaucoup de vent mais favorable. La route suit la mer (l'Atlantique) de plus ou moins près. Pendant un moment, on voit une falaise au loin et il se trouve qu'on peut monter au sommet avec un super point de vue sur la côte. Rio Grande, construite au bord de l'estuaire du Rio Grande, est une grande ville. Il y a même un Carrefour.
J259 - 14 mars - Tolhuin - 108 km (11562 km)
Grande nouveauté sur la route, il y a des arbres et de la forêt. Beaucoup de vent. Un peu moins favorable, et attention aux rafales quand la route tourne un peu. Encore plus de vent en arrivant. Airbnb ce soir et une grosse branche est tombée dans le jardin. Airbnb familial, dîner avec les hôtes super accueillants. Croisé un ancien militaire colombien qui se propose de courir, en tirant une carriole, de Ushuaia jusqu'en Alaska pour une œuvre de charité.
J260 - 15 mars - Ushuaia - 106 km (11668 km)
Début du trajet en longeant le lac Fagnano, immense, 75 kilomètres de long, puis le lac Escondido. Là, il faut monter un petit col qui permet d'admirer le paysage. Après, ça se gâte. La température descend à 5º et la pluie commence, et va durer jusqu'à l'arrivée. Entre la pluie et la brume, difficile d'apprécier le paysage. C'est dommage, ça avait l'air joli. Plus grosse pluie de tout le voyage, belle arrivée !
Tout le voyage depuis Panama jusqu'à Ushuaïa.
21 mars – Ushuaia
Quelques images avant le retour pour Paris demain. Visite du pénitencier (en activité dans les années 1900) et excursion en bateau sur le canal Beagle pour aller voir les pingouins et les lions de mer (grosse colonie de cormorans et quelques pingouins). Beaucoup de randonnées à faire par ici, mais découragé par la pluie, c'est la fin de la bonne saison. Pourtant, quand il y a une éclaircie, on voit les sommets enneigés tout près tout autour et il doit y avoir de belles balades.